La perfection est-elle possible ?


Ou faudra-t-il faire des concessions ? Cet article va tenter de vous donner quelques éléments de réponse.

Ce titre est volontairement provocateur, est beaucoup vous répondrait que “l’appareil photo idéal, c’est celui qu’on a sur soi”. C’est vrai, du moins en partie. On pourrait même ajouter à ceci que “l’appareil photo idéal, c’est celui qui vous donne les photos que vous voulez”.

Que veut dire idéal ?

Le terme idéal renvoie à ce qui atteint toute la perfection que l’on peut concevoir ou souhaiter, ou encore ce que l’on se représente ou se propose comme type parfait ou modèle absolu (dans l’ordre pratique, esthétique ou intellectuel).

Dans les faits, aucun appareil photographique n’atteint ce modèle absolu. En effet, des concessions sont systématiquement nécessaires. Elles ne sont pas toujours du même ordre, mais elles sont toujours présentes.

Exemples choisis

Voici quelques exemples. Pour certains, les réflex sont l’idéal parmi tous les appareils photographiques actuellement en vente. Certes, ils permettent des résultats exceptionnels, parfois même proches de l’optimal actuel (pour la définition et la dynamique des capteurs par exemple, seuls quelques moyens formats feront mieux) et la visée de type réflex est encore (mais pour combien de temps…) le plus confortable. Ce serait oublier leur poids, leur encombrement, ou leur prix.

Si l’on veut plus léger et plus petit, on peut se tourner vers les compacts, par exemple les plus experts d’entre eux. D’un volume très faible, avec un poids très réduit et des zooms lumineux, ils peuvent servir d’idéal pour certains. Certains oui, mais pas tous. Un photographe de vie sauvage n’aura pas une focale suffisamment longue pour ses sujets de prédilection, et ce sera l’inverse pour un photographe d’architecture.

Usages

Se pose alors la question de l’usage. La remarque “il y a un appareil photo pour chaque utilisateur” est vraie, que ce soit pour l’utilisation, premier critère à prendre en compte, mais également pour le niveau et l’expérience du photographe. Mais là encore, des concessions doivent être faites. Reprenons l’exemple du photographe d’architecture. Professionnel, il se doit de fournir des images de la plus haute qualité possible (surtout pour une impression papier de grande taille, pour une publicité par exemple). Ses images nécessiteront souvent l’usage d’une focale courte, voire d’un ultra grand angle, très lumineux si les photographies doivent être faites en intérieur. On pourrait poursuivre longtemps, mais ces deux points uniques font déjà monter très haut la facture, la masse totale du matériel et son encombrement. Si nous prenons un exemple plus courant, un couple voulant un appareil photographique lui permettant de faire des photos de son enfant en bas âge. Quelque chose de réactif au déclenchement, avec un objectif assez lumineux pour des images prises souvent en intérieur, et avec une montée en sensibilité suffisante pour compenser les hautes vitesses d’obturation (pour figer les mouvements brusques du petit)… traduit en “langage photo”, on obtient un hybride ou un réflex, avec une focale fixe lumineuse (35 ou 50mm 1.8, par exemple), et avec un capteur APS-C minimum. Très bien, mais trop gros à transporter avec le bébé, la poussette, etc…

Comme on peut le constater, l’idéal n’existe pas. Pour le choix, le plus simple reste de faire la liste des critères importants, qui varieront selon la personne, et de les ranger par ordre décroissant d’importance. Si deux appareil se retrouvent à égalité, suivez la liste des critères jusqu’à ce qu’une différence se fasse.

Concessions

Les critères, et donc les concessions seront différentes selon la personne. Notre photographe d’architecture priorise la qualité, au détriment du poids. Nos deux parents vont plutôt chercher un boîtier transportable, quitte a devoir imprimer en plus petit format, à cause du bruit numérique trop présent sur les photos.

Voici une liste de critères (ou de concessions) importants à prendre en compte :

  • Poids total (boîtier, plus optiques et accessoires)
  • Encombrement total (boîtier, plus optiques et accessoires)
  • Prix
  • Débrayage de l’appareil (présence de modes manuels)
  • Polyvalence de l’optique (qu’elle soit intégrée ou qu’il faille la changer)

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